
Dans le grand désert, il fait chaud. Le sable brille.
Un garçon marche doucement. Il s’appelle Ismael le big boss du lait. Ismael aime le lait. Il le partage. Il est gentil et courageux.
Sur sa tête, il porte un Chapeau. Ce Chapeau parle un peu. Il est rigolo. Il est aussi très malin.
« Ismael, j’ai soif », dit le Chapeau.
« Moi aussi », dit Ismael.
Ismael secoue son petit bidon de lait. Oh non. Il est presque vide.
« Il faut trouver du lait », dit Ismael.
Le Chapeau chuchote : « J’ai vu une trace. Une trace de gouttes blanches. Suivons-la. »
Ils avancent. Pas à pas. Le sable fait fff.
Ils voient des gouttes. Une, deux, trois.
Mais derrière une dune, il y a un Bandit. Il porte un foulard. Il sourit.
« C’est mon lait ! » dit le Bandit.
Il tient un gros pot.
Ismael n’a pas peur. Il reste poli.
« S’il te plaît, on a soif. On peut partager ? »
Le Bandit dit : « Non. Tout pour moi. »
Le Chapeau se penche vers Ismael.
« On va être plus astucieux. Pas méchant. Astucieux. »
Ismael regarde autour. Il voit un rocher. Il voit une petite tente vide. Il voit le vent qui pousse le sable.
Le Chapeau dit : « Fais comme si tu faisais un cadeau. »
Ismael prend une petite tasse. Il la tient haut.
« Bandit, regarde ! Une tasse spéciale. Elle rend le lait encore meilleur. »
Le Bandit plisse les yeux. « Vraiment ? »
Il approche.
Le Chapeau rigole : « Oui, mais il faut d’abord sentir la brise du désert. »
Le Bandit tourne la tête. Le vent souffle fort. Fffouu.
Le sable vole. Le Bandit ferme les yeux.
Ismael saisit le pot, mais il ne part pas en courant. Il recule doucement.
« Je ne vole pas. Je protège. On va partager », dit Ismael.
Le vent s’arrête. Le Bandit ouvre les yeux.
Il voit Ismael avec le pot.
« Hé ! »
Ismael verse un peu de lait dans deux tasses.
Il tend une tasse au Bandit.
« Tiens. Pour toi aussi. »
Le Bandit reste surpris. Il baisse les épaules.
« Personne ne partage avec moi », murmure-t-il.
Le Chapeau dit : « Alors, apprends. On peut être fort et gentil. »
Le Bandit goûte. Miam.
« C’est bon », dit-il.
Ismael sourit. « On cherche encore du lait. Il en faut pour le désert. »
Le Bandit réfléchit, puis montre une dune.
« Il y a une cache. Un coffre. Je l’ai trouvé, mais je ne savais pas quoi en faire. »
Ils marchent ensemble. Derrière la dune, un petit coffre brille.
Ismael l’ouvre. Dedans : des briques de lait bien fraîches, et un grand bidon neuf.
Le Chapeau chante : « Lait, lait, youpi ! »
Ismael donne une brique au Bandit.
« Tu peux venir avec nous. Tu peux être notre ami. »
Le Bandit hoche la tête.
« D’accord. Je veux être un bon bandit… non, un bon ami. »
Ils s’assoient à l’ombre de la tente.
Ils boivent doucement.
Le désert semble moins grand.
Et Ismael le big boss du lait a gagné un trésor de lait… et un nouvel ami, juste là, dans le sable chaud.